L'origine de la civilisation étrusque est depuis longtemps débattue. Selon Hérodote et Thucydide, leur origine est orientale ; selon d'autres sources antiques, comme Denys d'Halicarnasse, ce sont des autochtones italiens. Cette dernière hypothèse semblait l'emporter, surtout depuis que l'on avait remarqué la continuité entre la culture villanovienne, qui émerge vers 900 av. JC au nord de l'Italie, et la culture étrusque dont les premières manifestations apparaissent au VIIIe siècle av. JC.
De récentes recherches génétiques montrent que la question reste ouverte.
L'article de G. Barbujani et alii, paru dans l'American Journal of Human Genetics en 2004:
www.journals.uchicago.edu/AJHG/journal/issues/v74n4/40826/40826.html
www.journals.uchicago.edu/AJHG/journal/issues/v80n4/44316/brief/44316.abstract.html
En fait, les archéologues pensent que l'arrivée de populations orientales aurait pu se faire vers le début de l'âge du bronze (vers 1800 av. JC pour cette partie de l'Europe), mais qu'il ne faut pas l'envisager sous la forme d'une invasion massive. Cependant les analyses ADN doivent être interprétées avec précaution et suscitent le scepticisme. Voir à ce sujet les remarques sur le blog de Scott de Brestian (en anglais) : badarchaeology.blogspot.com
L’occupation romaine est plus ancienne qu'on ne le croyait. On situait traditionnellement l'installation des Romains à Lucques en 180 av., mais les dernières fouilles, révélées en mars 2006, font apparaître des traces plus anciennes, notamment un mur antérieur à 200 av. On a également trouvé pour la première fois un objet étrusque du VIe avant à l'intérieur de la citadelle, ce qui confirme l'hypothèse d'une fondation étrusque de la cité.
On a peut-être retrouvé en août 2006 le fanum Voltumnae, le centre religieux où se réunissaient chaque année au printemps les délégués de la confédération des 12 cités étrusques. Les fouilles effectuées par l’université de Macerata ont dégagé au pied de la colline, près du Campo della Fiera, deux routes importantes, une partie du mur d’enceinte d’un vaste sanctuaire, les murs d’un temple central, des sources, des vases à usage rituel du VIe siècle av. ; les constructions sont en tuf, le matériau utilisé habituellement par les Étrusques. Toutefois, selon l’archéologue Simonetta Stopponi, qui mène les recherches depuis 2000 dans la région, l’identification du sanctuaire ne sera certaine que lorsque l’on aura trouvé une dédicace au dieu Voltumna. Son interprétation est contestée par un autre étruscologue, Omero Bordo, qui pense que le site découvert est le tombeau d’un Lucumon, une sorte de roi-prêtre étrusque.
Les Cahiers Science et Vie, n° 85, février 2005
Grand dossier consacré au "miracle étrusque"
L'Histoire, n° 314, février 2005
D. Briquel, "Enfers étrusques, une mort si douce"
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