Dans cette région du nord de l’Épire, près de la frontière albanaise, les fouilles de la VIIIe éphorie des antiquités et de l’école finlandaise d’archéologie permettent d’en savoir plus sur l’occupation humaine. Les résultats ont été présentés au public lors d’une conférence qui s’est tenue en septembre 2006. Ainsi à Mastilitsa on a dégagé des temples et des tombes dont la datation s’échelonne entre le VIIe et le Ve siècle av. A Paramythia sont apparus les premiers échantillons de céramique géométrique et archaïque, ce qui atteste l’existence dès le VIIIe siècle d’échanges commerciaux avec le sud de la Grèce. Autre acquis important des dernières recherches : après les destructions des centres urbains opérées par les Romains en 167 av, le territoire n’a pas été totalement abandonné, mais la vie a continué dans les fermes et les villages.
Voir le site de l'Institut finnois d'archéologie.
Le site est l’objet d’un ambitieux projet destiné à en faire un parc archéologique.
Les enfants jumeaux d'Antoine et Cléopâtre, dénommés Alexandre Hélios et Cléopâtre Séléné, auraient été définitivement identifiés en 2004 par l'archéologue Konstantinos Zachos sur les reliefs (fragments découverts en 2001) ornant le monument commérant la victoire d’Actium (31 av. JC) érigé par Octave-Auguste sur la colline où il avait établi son camp lors de la bataille. Le camp fut ensuite dédié à Mars et Neptune, et une frise représentait le "triomphe d'Actium".
A Kastri, près du mont Tymphée, une ville importante a été dégagée et étudiée en 2006. On y a trouvé plusieurs bâtiments du IVe av : acropole, remparts, bâtiments publics, un temple aptère, un portique dorique ; des traces de destruction violente renvoient à la conquête romaine du milieu du IIe av. Le nom de la cité n'est pas connu, mais l'importance des vestiges suggère un site significatif des habitants du mont Tymphée. La région a donné naissance à Eurydice, mère de Philippe II de Macédoine. Le site semble avoir été occupé depuis l'âge du bronze.
Les fouilles de 2005 à Dodone permettent de mieux comprendre comment les spectateurs accédaient au théâtre : ils y entraient par un portique central long d’une centaine de mètres et bordé de statues, menant à la cavea du théâtre.
Les fouilles des archéologues danois en 2003 et 2004 à Calydon ont permis de préciser la topographie du site et de faire des découvertes. La porte principale de la cité se trouvait à l’est. On pense que près de cette porte est se trouvait l’agora. Tout près de la porte ouest a été découvert un ensemble d’édifices apparemment cultuels ; on y a trouvé une base de statue, une mosaïque, des fragments d’une statue féminine en marbre insulaire représentant la divinité poliade, avec une couronne en forme de fortification. Le complexe de bâtiments de la porte ouest est probablement à relier avec le sanctuaire d’Artémis, situé hors les murs. Sur l’acropole des constructions d’époque classique ont également été repérées.
A Kazanaki près de Volos, des travaux ont amené en 2004 la découverte d’une tombe mycénienne en forme de tholos, haute de 6,5m et d’un diamètre de 6,7 m. Inviolée, la tombe fut en usage de l’âge du bronze (vers 1400 av) à l’époque hellénistique (IIIe siècle av.) Une des sépultures d’époque mycénienne contenait des restes humains, 4 adultes et 3 enfants, qui ont été incinérés (alors que les sépultures mycéniennes connues jusque-là se distinguaient par l’inhumation), des restes animaux, des objets en or, en pierres semi-précieuses, des armes, de la céramique.
A l’entrée, un immense bloc de pierre portait sept signes de linéaire B (4 grands et trois petits), indiquant le nombre des défunts.
L'or a été analysé par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (pour savoir s'il pourrait provenir de la Colchide, en lien avec le mythe de l'expédition des Argonautes). La réponse a été publiée en octobre 2005 : l'or est d'origine alluvionnaire : www.eu-artech.org/files/Sistani.pdf
Lors de travaux on a découvert en 2005 dans le centre de Trikala (l'antique Trikké, déjà connue pour son Asklépiéion) les vestiges d'un temple consacré à Hermès. Le matériel découvert (monnaies, céramique) permet de dater son activité du IVe siècle av. JC au IIIe ap.
Sur la commune de Palama, dans la région de Karditsa, on a retrouvé en 2005 des vestiges mycéniens (fortifications, céramique, objets en cuivre et en os). Il s'agit peut-être du site de la cité homérique d'Astérion.
En juillet 2006, le théâtre hellénistique livre progressivement ses secrets, lors de travaux de transformation de la rue qui passe derrière la scène. On savait par des sources textuelles que le théâtre, construit sous Antigone Gonatas au début du IIIe siècle, fut détruit par un séisme au cours du Ier av., puis transformé en arène pour des combats de gladiateurs. Les récentes découvertes concernent la zone se trouvant derrière la scène et montrent qu’il y avait un portique hellénistique avec des colonnes en pôros. Lors des travaux de l’époque romaine, les restes effondrés du portique ont été utilisés comme fondations, et on a trouvé une couche compacte, longue de 100 m et profonde de 3,30 m dans laquelle on a identifié les restes d’une soixantaine de colonnes, d’une centaine d’inscriptions sur marbre dont certaines mentionnent des gladiateurs, et surtout un magnifique buste d’Artémis daté du milieu du Ier s av. La déesse est représentée vêtue d’un court chiton et d’une peau de daim ; cette représentation s’apparenterait à l’image de la déesse thrace Bendis, identifiée à Artémis, et associée au culte dionysiaque, d’où sa présence dans le théâtre. En outre, on a découvert qu'un monumental escalier en marbre permettait aux spectateurs d'accéder au théâtre.