Les sites préhistoriques, grottes, musées... peuvent être localisés sur une carte avec le chemin d'accès :
http://taygis.tayproject.org/TAYGIS_ENG/TAYGISeng.html
Le palais du gouverneur a été identifié en janvier 2007. Ses vestiges se trouvent à l'est du théâtre antique. Les premières analyses permettent de supposer que c'est là que l'empereur Hadrien fut hébergé lors de son passage à Éphèse.
Le creusement d’un tunnel ferroviaire souterrain devant relier les deux rives du Bosphore a été l’occasion de fouilles et de découvertes, majeures. On a vu réapparaître en novembre 2005 dans le quartier de Yenikapi, au sud du centre historique d’Istanbul, le port de Constantinople, créé lors de la fondation de la ville par Constantin le Grand en 330. Ce port baptisé Eleuthérion, puis agrandi sous le nom de port de Théodose, fut en usage jusqu’à la fin du Moyen-âge, avant d’être envahi par le sable. A sa grande époque il recevait de grandes quantités de blé en provenance d’Alexandrie. Les fouilles ont fait apparaître les infrastructures portuaires : un quai, des entrepôts, un tunnel passant sous le port pour donner sur la mer ; des tombes ont aussi été découvertes et d’autres éléments architecturaux importants sont apparus : en particulier, dans la partie ouest du site, un fragment de la muraille construite du temps de Constantin ; comme la ville et les remparts avaient été détruits par un séisme, ils furent reconstruits par Théodose au début du Ve siècle, et on n’avait jusqu’à maintenant aucun témoin remontant aux travaux de Constantin. Dans la couche archéologique supérieure au mur de Constantin, on a retrouvé aussi des restes du mur de Théodose. En ce qui concerne le mobilier, les trouvailles sont abondantes car des matériaux très périssables ont été conservés dans le milieu resté humide : des brosses à cheveux, des sandales en cuir, des ancres en bois, et surtout huit navires, dont un navire de guerre, engloutis vers l’an 1000 avec leur cargaison lors d’une tempête ; cette découverte apporte un chaînon manquant capital dans l’histoire de la marine.
La cité fut probablement fondée par Eumène II, roi de Pergame, au IIe siècle av. JC, et passa sous la domination romaine en 129 av. Victime de plusieurs tremblements de terre (17 et60 ap), elle est reconstruite par les Romains, attirés notamment par les sources thermales qui font la célébrité du site, et connaît son apogée aux II-IIIe ap.
Les fouilles menées par les archéologues italiens se sont portées ces dernières années sur la vie économique de la cité. L’exploitation des oliviers était très active dans l’antiquité (alors qu’ils ont presque disparu du paysage de nos jours) ; un important pressoir et des récipients de stockage de l’huile d’olive ont été mis à jour près de la porte de Frontinus en 2005.
Le temple d’Apollon, construit au IIIe ap sur les vestiges de temples antérieurs, continue à faire l’objet d’études. A côté du temple se trouve un "Plutonium" (grotte souterraine consacrée à Pluton, et considérée comme un accès aux enfers) d’où émane un gaz toxique, le dioxyde de carbone. On y pratiquait des sacrifices d’animaux, et seuls les eunuques, prêtres de Cybèle, étaient capables, disait-on dans l’antiquité, de survivre aux émanations mortelles du lieu. Les archéologues italiens ont pratiqué une étude géophysique, et vérifié l’hypothèse de l’existence d’un tunnel souterrain, aménagé par l’homme, reliant le Plutonium au temple d’Apollon. Ils supposent que les prêtres récupéraient dans le Plutonium les animaux sacrifiés, les préparaient dans une salle souterraine, et les faisaient réapparaître dans le temple comme par magie. L’étude a également confirmé l’existence d’une faille sous le temple, d’où jaillissait autrefois une source, caractéristique que l’on retrouve dans d’autres temples consacrés à Apollon, par exemple à Delphes. (Voir la publication de G. Leucci et S. Negri dans le Journal of Archaeological Science, vol 33, 2006)
Liens Internet concernant Hiérapolis
La cité antique de Clazomènes a été immergée au VIe av. à la suite d'une catastrophe naturelle, probablement un séisme. Les fouilles menées dans l'ancien port par des archéologues turcs et israéliens de l'université d'Haïfa ont découvert en mai 2007 une patte d'ancre en bois terminée par une pointe métallique, datée de la fin du VIIe av, ce qui en fait la plus ancienne ancre en bois connue à ce jour. Elle a été découverte sous une couche de 1,5 m de sédiments.
Au sud-ouest de la Turquie, à 110 km d'Antalya, le lieu est occupé dès la Préhistoire, et mentionné dans les documents hittites. Un grand ensemble urbanistique s'y développe sous l'empire romain. Victime d'un tremblement de terre au milieu du VIIe ap, le site n'est pas réoccupé, et sera épargné par les pillards, ce qui en fait un des sites urbains les mieux conservés de Méditerranée.
Les fouilles de 2007 ont permis la découverte de fragments d'une extraordinaire statue d'Hadrien.
Aphrodisias (en anglais) www.nyu.edu/projects/aphrodisias/
Claros (fouilles françaises) : site du Ministère des Affaires étrangères.
Xanthos et le Létôon (fouilles françaises) ; la mission épigraphique de Xanthos (fouilles canadiennes)
Sinope (fouilles françaises) : site du Ministère des Affaires étrangères.
Les fouilles en Paphlagonie : voir the Paphlagonia Project (en anglais), avec en particulier les mosaïques découvertes à Hadrianoupolis.
Les fouilles de Métropolis : www.metropoliskazilari.com/en/index.asp
L'archéologie en Turquie par "Current Archaeology" (en anglais et en turc)
De nombreuses informations historiques et archéologiques sur la Turquie sont disponibles sur transanatolie.com (version en français)
Les fouilles de Troie-Hissarlik : voir le site du Project Troia (en allemand et en anglais), le site de l'Université de Cincinnati.
L'American Journal of Archaeology présente une revue très complète de la recherche archéologique des années 2004-2005 en Turquie : format PDF à télécharger (en anglais).
Voir le dossier spécial de Philalithia.